LES EUROS RENCONTRES
Identités, rapports à l’histoire, intégration sociale, discriminations raciales…
autant de sujets qui font débat aujourd’hui en France et en Europe. Ces débats se sont cristallisés suite aux “événements” des banlieues françaises, qui ont ramené sur le devant de la scène les interrogations sur la jeunesse issue de l’immigration.

Comment définit-elle son identité, quelles sont ses préoccupations, comment envisage-t-elle ses rapports avec le pays d’origine de sa famille, avec la France, avec l’Europe ?

Les jeunes européens, enfants d’immigrés, africains entre autres, se retrouvent au cœur de conflits générationnels, culturels, sociétaux mais la parole ne leur est que très rarement donnée.
C’est pourquoi, Les Eufro-Rencontres, sans prétendre trouver des solutions aux problématiques qui traversent nos sociétés, visent à soulever différentes questions liées à ces thèmes, afin d’améliorer la place des enfants d’immigrés africains dans la société française et en Europe.

Le but principal des Eufro-Rencontres est donc de susciter le débat et sensibiliser le public par le biais des expressions artistiques et culturelles de jeunes artistes européens enfants d’immigrés d'Afrique.

Association EUFRO : eufro@hotmail.fr
Hélène TISSERAND, présidente : 06 67 42 92 46 • Émilie GUITTON, trésorière : 06 87 58 70 50

 

Jeudi 23 Février 2006 : COLLECTIF 23 FÉVRIER
Avec l'abrogation annoncée comme prochaine d'une partie de l'article4 de la loi du 23 février 2005,
le compte n'y est pas !

La mobilisation de l'opinion publique face à cette loi de la honte a déjà porté ses fruits. Après la déclaration du
Président de la République, le 4 Janvier dernier, de sa demande de réécriture de l'article 4 de la dite loi,
le Président de l'Assemblée Nationale a proposé que le Conseil Constitutionnel annule "la phase" qui a cristallisé toutes les protestations, mais, même pas tout l'article 4, et cette phrase resterait dans le cadre réglementaire.
Il est significatif que l'annonce officielle ne soit toujours pas connue : la peur d'une réaction en date anniversaire n'y est sans doute pas étrangère. Ce revirement est d’abord et avant tout une première victoire encourageante de la mobilisation citoyenne.

Elle consacre la ténacité et l’exigence de tous ceux qui ont été offensés par cette loi de la honte.
Le MRAP et « Au Nom de la Mémoire » regrettent vivement que le Président de l’Assemblée Nationale n’ait pas jugé utile d’entendre le "Collectif du 23 février", estimant que les choses étant réglées maintenant, "il n'y a plus rien à voir, circulez !!!" Ils estiment néanmoins que cette reculade n’est qu’une demi-victoire qui appelle un prolongement avec l’abrogation pure et simple de cette loi honteuse.

En effet, outre l’article 4, 3 articles sont pour le moins tout aussi inacceptables.
Par exemple l'article 1 dit : "La Nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à
l'œuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d'Algérie, au Maroc, en Tunisie et en
Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française…",
l'article 2 : veut légaliser le 5 décembre, sans aucune référence historique, comme date de commémoration des victimes de la guerre d'Algérie.
L'article 3, lui, propose : "Une fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie," : la gégène ou les bombes au napalm seront-elles au centre des expositions ? Même l'article 13 qui stipule que peuvent demander à bénéficier d’une indemnité forfaitaire les personnes de nationalité française à la date de la publication de la présente loi en relation directe avec les évènements d’Algérie, ayant fait l’objet de condamnations, de sanctions amnistiées, de mesures d’expulsion, d’assignations à résidence ayant dû de ce fait cesser leur activité professionnelle. En clair, cette disposition permet d’indemniser et de réhabiliter les activistes de l’extrême droite et de l’OAS.

Cette loi ne prend toujours pas en compte ceux qui ont été condamnés pour être l'honneur de la France en s'opposant aux guerres coloniales. Ils ont refusé de pratiquer la torture, organisé le blocage de l'envoi d'armes en Indochine, refusé de porter les armes contre les frères algériens, soutenu les manifestations de rappelés refusant de partir faire la Guerre d'Algérie, déserté, soutenu l'idée d'indépendance de l'Algérie…
Contrairement aux factieux de l'OAS, ils sont toujours condamnés, ils n'ont été ni amnistiés, ni n'ont recouvré tous leurs droits (en particulier pour la retraite). Même si à titre posthume pour certains (pour leurs familles, leurs enfants, leurs amis…
cela reste important) la Nation leur doit réparation.

Cette loi doit être abrogée complètement, elle doit être remplacée par d'autres dispositions, sans aucune de ces
références tendancieuses à une période douloureuse, mais permettant de régler correctement l'ensemble des
"réparations" aux victimes de ces sales guerres coloniales, de toutes les catégories de victimes, que ce soit sur le plan financier comme moral et psychique.

Le "Collectif 23 Février", regroupant des dizaines d'organisations maintenant, appelle tous les anticolonialistes à se rassembler le Jeudi 23 février à 19 heures devant l'Assemblée Nationale pour demander l'abrogation de cette loi de la honte du 23 février 2005
MRAP / Au Nom de la Mémoire Co-initiateurs du "COLLECTIF 23 FÉVRIER"
MRAP : Mouloud AOUNIT
Au Nom de la MEMOIRE : Mehdi LALLAOUI
Paris, le 20 Février 2006

 

Jeudi 02 Février 2006
RESISTANCE CULTURELLE INVITE DEVOIRS DE MEMOIRES
Conférence et débat sur «FAIT COLONIAL ET EFFETS COLONIAUX»

Regardons en face notre Histoire commune, pour un avenir partagé.

Qu’est-ce que la colonisation ? Arrêtons nous sur les faits et méfaits de cette longue période. Comment notre République, déclarée pays des Droits de l’Homme, a-t-elle pu créer et mettre en œuvre un système de domination fondé sur la violence, l’humiliation, le pillage économique, la conquête territoriale, l’exploitation, l’organisation d’un racisme d’Etat, piétinant les peuples bafoués dans leur dignité humaine ? L’édification institutionnelle de l’inégalité des droits reposant sur un mépris des individus, la négation des modes d’organisation politiques, culturels et religieux de peuples d’Afrique, d’Asie, des Antilles, de l’Océan Indien et du Pacifique. Et tout cela au nom de la manœuvre civilisatrice et de la République…

Comment cela fait-il écho aujourd’hui ? Dans nos rapports sociaux, quelles traces et conséquences ? Le silence et l’occultation organisée n’ont-ils pas participé à forger des représentations erronées des uns et des autres, et donc conditionné des comportements discriminants ? L’enjeu aujourd’hui n’est-il pas celui de la cohésion de la communauté nationale, si nous voulons qu’elle vive sereinement et démocratiquement sa diversité ?

Venez en discuter avec nous lors de la conférence débat avec la participation de :
• Françoise VERGES : Docteur en sciences politiques (Université de Berkeley), professeur au Goldsmith College (Université de Londres), direction culturelle de la Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise.

Université Paris XIII, Campus de Villetaneuse, Amphithéâtre 4
99 Avenue Jean Baptiste Clément - 93430 VILLETANEUSE - à partir de 19h00
Station SNCF Épinay Villetaneuse puis Bus 354 direction Pierrefitte Stains RER Station Université Paris XIII

 

Mardi 20 décembre 2005
APPEL : POUR QUE NOS VOIX COMPTENT, FÉDERONS NOUS ! Écouter l'annonce ici !

Dans un appel du collectif "Devoirs de mémoires" publié jeudi 8 décembre par le Nouvel Observateur, un certain nombre de personnalités (voir plus bas) appelent à s'inscrire sur les listes électorales pour "que Liberté, Egalité, Fraternité s’inscrivent réellement dans notre quotidien".

"Le 20 décembre, allons nous inscrire !

Allons jeunes et moins jeunes de la patrie, le jour de s’inscrire sur les listes électorales est arrivé. Parce que nous existons, tous autant que nous sommes, passons ce message d’avenir, voici une des solutions concrètes après les révoltes sociales. La République appartient à tous, soyons représentés ensemble dans le cadre républicain. Surtout quand nos frères immigrés en sont privés.

Nos destins sont imbriqués ! Chacun de nous est une voix, chacun de nous a des droits sur les choix sociaux, économiques, culturels et politiques, faisons-les valoir. Nous exigeons que Liberté, Egalité, Fraternité s’inscrivent réellement dans notre quotidien. Parce que la société française est composée de nous tous, faisons-nous entendre.

La démocratie n’attend que nous, quels que soient notre couleur, nos origines (sans reniement), notre lieu d’habitation, France hexagonale, France d’outre mer, cités, milieu ruraux et autres. Retissons les liens parfois abîmés. Non à la séparation, Non aux boucs émissaires. Oui au dialogue, Oui à l’écoute et au rapprochement.
La jeunesse, des quartiers et d’ailleurs, est notre avenir. Pansons et renforçons les solidarités. Prenons cette initiative comme une arme démocratique ; comme un acte d’ouverture. Dans ce contexte d’Etat d’urgence sociale, de peur agitée, de préjugés, de discriminations, il est impératif de se mobiliser en cette journée nationale d’action citoyenne.

Nous voulons une histoire et un avenir commun. Si on ne s’occupe pas de la politique, la politique s’occupe et s’occupera de nous. Oeuvrons chacun à notre échelle.
Ensemble choisissons de construire l’avenir. S’inscrire, c’est nécessaire, surtout maintenant. Nous ne voulons pas revivre le 21 avril 2002. Passons le message.

Nous appelons parallèlement le monde associatif de terrain à soutenir cette initiative."

Les parrains de l’initiative :
Jamel DEBBOUZE, Joey Starr, Jean-Pierre BACRI, Lilian THURAM, Mathieu KASSOVITZ, Mohamed DIA, Alain CHABAT, Les Robins Des Bois, Lady Laistee, Dadoo, Pascal BLANCHARD, Tété, Bruno GACCIO, Admiral T, Jacques MARTIAL, Zinédine ZIDANE, Brother Jimmy, Guillaume DEPARDIEU, Daddy Nuttea, Jacques Martial,
Devoir de Réagir, Collectif Devoirs de Mémoires


Toutes les informations nécessaires à l'inscription sur les listes élecorales ici ! 

 

Mercredi 23 novembre 2005
Conférence et débat sur « LES PRATIQUES POLICIERES, D’HIER À AUJOURD’HUI »
à partir de 20h BOURSE DU TRAVAIL
9/11 rue Genin 93200 Saint Denis - Métro Saint Denis-Porte de Paris
Entrée libre

Les révoltes sociales, qui se sont déroulées ces derniers jours, dans les quartiers, viennent nous rappeler le conflit récurent qui oppose la police à une partie de la jeunesse. Mais, au delà de ces événements, c’est bien le rapport à l’institution policière avec l’ensemble de la population, notamment dans les milieux issus de l’immigration, qui semble appeler à un débat public jusqu’ici tabou.
Ce rapport a une histoire peu traitée, voire occultée, par l’Etat. Ses rafles du Vel’d’hiv sous le régime de collaboration de Vichy aux exécutions de centaines d’Algériens à Paris le 17 octobre 1961 jusqu’aux contrôles au faciès ou bavures d’aujourd’hui, y’a t’il une continuité dans les violences et discriminations policières ?

Venez en discuter avec nous lors de la conférence débat avec la participation de :
• Maurice RAJFUS : Historien, membre de l’Observatoire des Libertés Publiques ;
• Evelyne SIRMARIN : Magistrat, co-présidente de la fondation Copernic ;
• Un représentant du réseau Éducation Sans Frontières et d’autres intervenants (acteurs sociaux, éducateurs, avocats, habitants des quartiers…) seront présents.

Conférence de presse vendredi 18 novembre à 15h00
Café de l'Industrie - 16 Rue Saint Sabin - 75011 PARIS (M° Bastille)

 

Mercredi 26 Octobre 2005
Conférence et débat sur Colonisation, Esclavage, Commémoration, Quelles Perspectives ?
à partir de 19h30 SALLE JULES FERRY à l'Ecole Normale Supérieure - 29 rue d'Ulm 75005 Paris
Entrée libre

Quelle place notre société française compte-elle laisser aux pages refoulées de notre Histoire ?
Certaines d’entre elles, de l'esclavage à la colonisation, semblent avoir été occultées ou arrachées de nos manuels scolaires. Pire, les autorités publiques s'apprêtent depuis le 23 février dernier, lors du vote d'une loi à l'Assemblée Nationale, à valoriser le «rôle positif de la présence française dans les pays d'outre-mer, notamment en Afrique du nord»…
c'est à dire le rôle de la république coloniale. Une décision qui tranche avec le discours officiel qui se disait pourtant prêt à satisfaire la volonté légitimement revendiquée depuis longtemps et par beaucoup, d'établir une journée de commémoration sur la Traite et l'esclavage.

Commémorer, d’accord mais dans quelles perspectives ?
Libérer la mémoire des victimes ou comme le voudrait le gouvernement réhabiliter les bourreaux… il faudrait choisir!!!!!
Voilà pourquoi le collectif Devoirs de Mémoires vous invite à participer à une conférence débat avec la participation de :

• Françoise Vergès : Docteur en sciences politiques (université de Berkeley), professeur au Goldsmith College (université de Londres), direction culturelle de la Maison des Civilisations et de l’Unité réunionnaise.
• Pascal Blanchard : historien, spécialiste de l’histoire coloniale et des immigrations coloniales en France, associé au CNRS (Marseille), auteur de La fracture coloniale (Éditions La découverte) .

L'ambition du collectif, c'est d'agir pour un droit et un devoir de mémoire, pour construire l'avenir de la communauté nationale, débarassé des stéréotypes et autre représentation coloniale en contribuant à ouvrir des pans entiers de notre Histoire caché.

 

Mardi 10 mai 2005
LES ÉVÉNEMENTS DE SÉTIF DU 8 MAI 1945

Le saviez-vous, il y a 60 ans, pour fêter la Libération, des dizaines de millier d'Algériennes et d'Algériens sortaient dans les rues de la ville de Sétif pour réclamer l'égalité des droits et la fin du statut de l'indigénat.
L'armée française réprima alors cette manifestation dans un bain de sang qui fit plusieurs milliers de victimes.
Le massacre de Sétif reste une des dates noires de l'histoire coloniale française, oubliée par nos manuels scolaires.

Venez débattre de ces événements
à 20 heures à l' École normale supérieure, 45, rue d'Ulm 75005 Paris

Avec :
• Mohamed HARBI, historien de la révolution algérienne, ancien responsable de la fédération française du FLN.
• Benjamin STORA, universitaire, historien, spécialiste de l'histoire algérienne.
• Olivier LECOUR GRANDMAISON, philosophe politique, écrivain sur les massacres coloniaux.

 


Conception Ouestindezign.com